La République démocratique du Congo est en pleine ébullition politique, malgré la guerre à l’est de la RDC menacée par la coalition de L’AFC-M23 soutenue par le Rwanda. Vital Kamerhe, figure majeure du paysage politique congolais depuis plusieurs années, a démissionné de son poste de président de l’Assemblée nationale ce lundi 22 septembre. Cette décision survient alors qu’il était visé par une pétition initiée par une coalition de députés, qui dénonçaient sa gestion de l’institution.
La démission de Vital Kamerhe a été annoncée par le premier vice-président de l’Assemblée, Jean-Claude Tshilumbay, au tout début de la plénière. Cette séance avait été convoquée pour examiner la pétition, signée par pas moins de 262 élus. En se désistant avant le vote, Vital Kamerhe a pris les devants, coupant court au débat et évitant un affrontement direct avec ses détracteurs, renseigne notre source.
Cette manœuvre politique a été qualifiée par plusieurs observateurs comme un moyen de préserver sa dignité et de ne pas être destitué de force. Alors qu’il a affirmé que les griefs de la pétition n’étaient pas fondés, il a souligné que son départ était nécessaire pour ne pas bloquer une institution aussi importante que l’Assemblée nationale. « J’ai décidé devant 110 millions de Congolais que ma petite personne ne doit pas bloquer une grande institution », a-t-il déclaré.
Le départ de Vital Kamerhe intervient dans un contexte de tensions en RDC. Tandis que l’Est du pays fait face à l’avancée des forces de l’AFC-M23, la classe politique de Kinshasa semble s’enliser dans des querelles internes.
Certains Congolais, notamment dans l’Est, sont partagés. D’un côté, il y a ceux qui se félicitent de cette démission, accusant Vital Kamerhe de détournement de fonds. De l’autre, des voix s’élèvent pour dénoncer le timing de cette crise politique, jugé déplacé alors que le pays devrait se concentrer sur des enjeux cruciaux comme la sécurité et l’unité nationale.
En démissionnant, Vital Kamerhe a lui-même regretté que ce débat ait relégué au second plan les « véritables défis » du pays : l’unité nationale, la cohésion, la défense de la souveraineté et le progrès économique.
Notons que cette démission soulève de nombreuses questions sur la suite des événements à Kinshasa, qui semble être sur plusieurs fronts, politique, judiciaire diplomatique et sécuritaire au meme moment.
Rédaction