A chaque crise, il faut voir les opportunités. « L’assistance humanitaire sauve des vies, mais, elle n’est pas une réponse adéquate à une crise sécuritaire ». La RDC compte plus de quatorze millions neuf cents mille personnes qui sont dans le besoin dont sept millions trois cents mille seront servis en assistance humanitaire pour une enveloppe estimée à un milliard quatre cents mille dollars américains. Des chiffres des effectifs des personnes et moyens y afférents harmonisés entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo et la famille humanitaire travaillant dans ce pays.

Ce Mercredi 28 Janvier 2026 à Kinshasa, le gouvernement congolais a rendu public ce plan de réponse humanitaire, un alignement politique et d’actions de tous les acteurs (organisations humanitaires internationales et nationales pour aller au chevet des congolais en détresse sur toute l’étendue du pays pour cette année). 

Le ministre des affaires humanitaires et de solidarité nationale Mme Eve Bazaiba Masudi a souligné le fait que ce travail a été réalisé dans un cadre de collaboration entre le gouvernement et les acteurs humanitaires en vue de pouvoir intervenir à travers des axes nexus (paix, humanitaire et développement) au profit de la population congolaise. Pour elle,

il y a une tendance à la hausse du nombre des congolais nécessiteux de l’assistance face à la crise humanitaire interne et la prise en charge des réfugiés congolais se trouvant dans les pays voisins dont la Tanzanie et le Burundi à la suite des menaces des actions des rebelles du M23.

L’OCHA [Ndrl : Bureau de Coordination des actions humanitaires des Nations Unies] estime qu’avec ce plan de réponse 2026, il sera question de faire face au problème de vie dont font face de millions des congolais.

Il sied de dire que dans ce plan, les zones fortement peuplées et où sont localisés plus de congolais en besoin humanitaire en RDC sont : les deux Kivu, l’Ituri et la province du Tanganyika.

« L’heure est grave » estime Bruno Lemarquis, le Représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies ad-intérim et Coordonnateur humanitaire en République Démocratique du Congo.  Il dénonce les actions des rebelles ADF et M23 qui compliquent l’action humanitaire ainsi que la violation du Droit international humanitaire (DIH) et les droits humains, et pourtant, ajoute-t-il,

« les civils ne sont pas de cibles dans un conflit armé ».

Selon lui,

« la combinaison de besoins immenses et de ressources limitées nous impose de choix extrêmement difficiles, parfois impossibles. Nous appelons à un engagement financier renouvelé et renforcé pour que nous puissions répondre efficacement, contribuer à préserver la dignité des populations congolaises confrontées à des souffrances aiguës et éviter que des millions de personnes ne soient privées de soutien vital », a indiqué Bruno Lemarquis.

Bruno Lamarquis, Coordonnateur Humanitaire en RDC

Un parterre des diplomates, des humanitaires des organisations humanitaires internationales et nationales étaient présents lors du lancement de ce document d’aperçu des besoins et du plan de réponse humanitaire 2026 au Congo Kinshasa.

 Freddy Bikumbi Igness