Près d’une quarantaine des jeunes et responsables des mouvements citoyens ainsi que des organisations œuvrant dans le domaine de la jeunesse ont été outillés sur le contenu de l’agenda jeunesse, paix et sécurité des Nations unies à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo  

Pourquoi l’agenda jeunesse, paix et sécurité ? A savoir, la démographie prouve que de jeunes gens constituent la majorité de la population en Afrique, aussi, 408 millions de jeunes de 15 à 18 ans vivent dans les milieux en conflits. Il sied de planifier, réaliser des actions concrètes pour les jeunes gens, lutter contre les stéréotypes sur eux et les faire participer aux travaux des instances de prise de décision afin que ça soient une réalité en République Démocratique du Congo, c’est ce qu’a déclaré Joseph Akilimali facilitateur de ces assises.

Le gouvernement de la RDC est en plein pied pour la cause des jeunes congolais a indiqué Anna-Jacquie Kitoga, du ministère de la jeunesse.

Par exemple, elle a fait savoir que la coordination technique nationale à travers son secrétariat a un plan d’action issu des consultations et participation des jeunes congolais et qui est à sa quatrième année de mise en œuvre avec comme objectif principal de réduire les blocages à la jeunesse dans toutes les sphères sur toute l’étendue du pays. Elle a parlé de cinq piliers de la résolution 2250 du conseil de sécurité des Nations Unies à des termes simples : l’engagement des jeunes en tant que candidats, électeurs, témoins et observateurs ; lutte contre les crimes à l’égard des jeunes et lutte contre l’impunité, favoriser la cohésion sociale, l’éducation à la paix et que chaque jeune congolais soit acteur de paix au sein de sa communauté en vue d’accompagner les actions socio-économiques et la réconciliation durable au pays.

Pendant deux jours d’apprentissage, lundi 22 et mardi 23 juin 2026, les participants ont pris connaissance des résolutions du conseil de sécurité des Nations Unies qui encadrent les actions de jeunes : 2250, 2419, 2535 avec un débat citoyen sur la mise en application.

De l’agréable à l’utile, Sabrina Nsambayi est revenu sur comment passer de la simple représentation des jeunes à une participation d’influence concrète. Ella a partagé de l’expérience en termes de la technique de plaidoyer en soutenant un storytelling (narratif) qui soutient une communication stratégique non violente pour une réussite lors des audiences avec les décideurs et le public cible favorisant un dialogue et de l’empathie avec son interlocuteur en vue de transformer les relations conflictuelles à une relation de partenariat pour une cause de la société.

L’organisation Afrika Inclusion Asbl ayant pris part à cette activité du consortium Youth For Peace DRC, LUCHA et Filimbi, à travers son secrétaire exécutif, indiqué qu’il faut bannir ce phénomène « jeton de transport après une audience auprès de décideurs » et « la problématique de promesse de poste à la fonction publique » qui ont affaibli sensiblement la participation des jeunes aux actions communautaires qui sous-tendent la redevabilité et ayant fragilisé les activités des mouvements pro démocratie en République Démocratique du Congo.

Dans les jours à venir, Afrika Inclusion Asbl mettra en œuvre son projet de vulgarisation des résolutions des nations unies autour de l’agenda jeunesse, paix et sécurité dans l’Est du pays en vue de susciter la participation des jeunes congolais des territoires et villages à la vie nationale, a indiqué Freddy Bikumbi, secrétaire exécutif de cette organisation.

Stoïcien Sky Lwembo

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