Les services vétérinaires de la ville de Goma ont détecté deux cas de maladie affectant des chèvres à l’abattoir de Kahembe. L’information a été confirmée par le vétérinaire responsable de cet abattoir, Bigabo Bigirimana, qui appelle la population à redoubler de vigilance lors de l’achat et de la consommation de viande.
Selon ce vétérinaire, les animaux malades présentaient une coloration jaunâtre anormale de la viande, un signe pouvant traduire une affection grave. Une telle altération peut être liée à plusieurs maladies touchant le foie ou le sang, dont certaines sont susceptibles d’être transmises à l’être humain si la viande est consommée sans contrôle sanitaire. Les spécialistes rappellent que certaines maladies animales, appelées zoonoses, peuvent passer de l’animal à l’homme. La consommation de viande provenant d’un animal malade ou abattu clandestinement expose les consommateurs à des risques d’infections pouvant provoquer de la fièvre, des troubles digestifs, des vomissements, des diarrhées, des douleurs abdominales et, dans certains cas, des complications sévères nécessitant une prise en charge médicale.

Certaines bactéries ou parasites peuvent également atteindre le foie, les reins ou d’autres organes, surtout chez les enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli.
Face à cette situation, Bigabo Bigirimana recommande à la population de n’acheter que de la viande ayant été inspectée par les services vétérinaires. Il insiste également sur le fait que toute viande présentant une couleur inhabituelle, notamment jaunâtre, une odeur suspecte ou un aspect anormal, ne doit en aucun cas être consommée.
Le responsable vétérinaire met aussi en garde contre l’abattage clandestin et la commercialisation de viande non contrôlée. Selon lui, ces pratiques échappent aux inspections sanitaires et représentent une menace sérieuse pour la santé publique. Il appelle les éleveurs, les bouchers et les consommateurs à collaborer avec les services vétérinaires afin de prévenir la propagation des maladies animales et de protéger la population contre les risques de zoonoses
Notons que cette alerte intervient dans un contexte où les autorités sanitaires du Nord-Kivu précisement dans la ville de Goma, renforcent déjà la surveillance face au risque de résurgence de la maladie à virus Ebola. Les experts soulignent que la protection de la santé publique passe par le respect des contrôles vétérinaires, une bonne hygiène alimentaire et une collaboration étroite entre les services vétérinaires et les structures de santé, afin de prévenir l’apparition ou la propagation de maladies susceptibles de menacer la population.
MUNGUIKO THIERRY Horneyssie