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Les femmes et filles du secteur minier artisanal, les responsables des services des mines ainsi que les acteurs de la société civile de Rubaya, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, ont décidé de capitaliser leurs sources de revenus en mettant en place des associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) afin de parvenir à l’indépendance socio-économique et financière à travers le groupe d’entraide « TUJITEGEMEYE ».

En outre, ces femmes faisant les activités minières ainsi que celles connexes aux mines ont pris l’engagement d’adhérer dans des sociétés coopératives minières de Masisi tout en n’écartant pas l’idée de créer plus tard leur propre société coopérative pour lutter contre les tracasseries, améliorer leurs revenus, réduire les risques miniers et accéder à des postes plus valorisants dans le secteur minier artisanal de Masisi, zone de Rubaya.

Ces décisions ont été prises à l’issue d’un atelier de trois jours (du 25,26 et 27 avril 2024) sur le renforcement des capacités en éducation financière dans le secteur minier artisanal de Masisi, zone de Rubaya. Cet atelier, organisé par l’initiative des Femmes Entrepreneurs pour le Développement Durable (IFEDD), a permis aux participants d’acquérir des connaissances sur le développement du capital humain et l’entrepreneuriat, l’éducation financière (notions d’épargne et de crédit) ainsi que sur la création et la gestion des sociétés coopératives selon l’Acte Uniforme OHADA.

L’une des participantes à l’atelier, Madame AHADI BALUME Liliane, qui fait partie des exploitants miniers artisanaux (EMA) de Rubaya, s’est dite déterminée à influencer au moins 100 femmes à Rubaya pour qu’elles parviennent à créer leur propre coopérative.

« Je viens d’apprendre beaucoup de choses dans cet atelier« , a-t-elle déclaré. « Dès mon retour, je vais influencer plusieurs femmes pour que nous puissions nous regrouper en coopérative, commander nos propres cartes d’exploitants et chercher des conseils et des orientations auprès du SAEMAPE et autres bureaux de l’État qui œuvrent dans le secteur minier artisanal afin que nous puissions travailler en toute légalité. Nous serons respectées dans la communauté car nous serons indépendantes financièrement et économiquement ».

Pour Lionel NGAVO, du Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Echelle (SAEMAPE), il était important de montrer à ces femmes et acteurs de la société civile de Rubaya l’importance des coopératives et de travailler légalement dans le secteur minier surtout au sein d’une cooperative.

« Le Code Minier révisé en 2018 interdit l’exploitation minière artisanale en solo« , a-t-il expliqué. « Nous leur avons montré l’importance de travailler sous couvert d’une coopérative et les démarches pour créer cette dernière ».

L’assistant aux programmes d’IFEDD et chef du projet « MWANAMKE NA MADINI » (Femme et Mines) a également exprimé sa satisfaction quant à la participation des femmes à l’atelier.

 

« Leurs interventions ont prouvé leur intérêt pour la matière, ce qui est une bonne chose », a-t-il déclaré. « Elles ont même décidé de créer un groupe d’entraide selon les normes d’une association villageoise d’épargne et de crédit et envisagent également de devenir plus tard une société coopérative, ce qui m’a vraiment émerveillé car elles vont participer à leur propre relèvement socio-économique et financier ».

L’organisation IFEDD a promis de suivre ces femmes et de les accompagner dans la matérialisation de leurs décisions afin qu’elles dénoncent les abus commis contre elles et deviennent financièrement indépendantes dans le secteur minier artisanal de Rubaya.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet MWANAMKE NA MADINI, grâce à l’appui technique et financier de l’organisation Open Society Africa (OS Africa).

 

Rédaction

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