La société civile du noyau de Bulengera exprime sa profonde préoccupation face aux récents dérapages des patrouilleurs affectés dans le quartier Rughenda par le service de sécurité.
Des témoignages font état de harcèlement, de vol de téléphones et d’argent, ainsi que d’intimidation des passants, surtout à partir de 20h30, notamment dans les cellules de Rughenda, Kwavahendi, Kadungi, Matinde et Kitakondwa.
Pour John KAMAETHA président de la société civile de Bulengeta dans une déclaration ce vendredi 10 Mai 2024, ces comportements inacceptables exigent une réponse immédiate des autorités politiques, administratives et sécuritaires. La société civile appelle à une enquête approfondie et transparente menée par des autorités compétentes, ainsi qu’à la mise en place de mesures concrètes pour prévenir de telles violations à l’avenir.
En signe de solidarité avec les victimes, la société civile de Bulengera demande l’arrêt immédiat et sans condition des patrouilles dans le quartier Rughenda. Un mécanisme doit également être mis en place pour empêcher les militaires mal intentionnés de se livrer à des exactions contre la population.
La population de Rughenda est invitée à dénoncer tout acte de harcèlement et à collaborer avec les services de sécurité pour renforcer la relation civile-militaire. Il est important de souligner que ces dérapages ne sont nullement liés à l’ouverture du bureau CPDQ à Rughenda.
La société civile de Bulengera réaffirme son engagement à défendre les droits des citoyens et à promouvoir la paix et la sécurité dans la commune.
Rédaction