Le Centre Universitaire de Paix CUP en sigle a servi de cadre, ce samedi 10 janvier 2026, à la clôture d’une session de formation intensive en planification, suivi et évaluation des projets dans la ville de Bukavu au sud-kivu.
Organisée en collaboration avec le GLOPT, cette initiative marque la fin des activités annuelles de l’organisation pour l’exercice 2025, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour la jeunesse du territoire de Kalehe.
Durant quatre jours, des jeunes hommes et femmes de Kalehe ont été plongés dans les rouages techniques de la gestion de projet. Selon les organisateurs, cette formation a eu lieu dans l’objectif de transformer la volonté d’agir en compétences concrètes de plusieurs ressortissants du territoire de kalehe afin de développer leur territoire après les études. Dans un contexte où le développement local dépend de la capacité des acteurs à structurer leurs idées, cette formation arrive à point nommé pour favoriser l’autonomie des participants.
Le formateur, Alain Bonane Jumapili, n’a pas caché son enthousiasme face au dynamisme de l’auditoire.

« Je suis particulièrement satisfait de la manière dont ces jeunes se sont approprié les outils de formation. J’invite tous les étudiants et les jeunes désireux de renforcer leurs capacités à nous rejoindre lors des prochaines éditions, »Déclare-t-il devant la presse après la formation.
Pour les bénéficiaires, cette session est un véritable déclic. Sylvia Amenipa, l’une des participantes, témoigne de sa détermination à ne pas laisser ces connaissances lettre morte .

« Je remercie les organisateurs pour cette opportunité. Je m’engage dès aujourd’hui à mettre en pratique ces acquis pour élaborer des projets de société qui répondent réellement aux besoins de ma communauté et améliorent le quotidien de mon entourage. »
L’équipe organisatrice, portée par Moïse Cimanuka et Glory Murhula, a profité de cette clôture pour rappeler que la formation est le socle de toute paix durable. Selon eux, l’avenir du pays repose sur la capacité de sa jeunesse à prendre ses responsabilités.

« Nous devons vivre pour la paix et l’amélioration des conditions de vie, car l’avenir est entre nos mains », a martelé Glory Murhula lors de son allocution finale.
Notons que l’idéologie des organisateurs vient confirmer que le changement ne viendra pas d’ailleurs, mais bien de l’intelligence collective et de la mise en commun des compétences. Désormais outillés, ces jeunes de Kalehe deviennent des ambassadeurs du développement, prêts à transformer les défis de leur territoire en opportunités concrètes, renchérit la même source.
Patricia Hélène Kibukila