La journée internationale de lutte contre la corruption, ce mardi 9 décembre 2025, a été marquée par une initiative citoyenne forte au cœur de l’Université Évangélique en Afrique (UEA), située dans le quartier de Panzi, à l’Est de la RDC. Loin des discours institutionnels habituels, cet événement a mis en lumière une alliance inattendue et déterminée : celle des femmes et des jeunes ressortissants de Nyangezi, unis dans un front commun contre ce « fléau » qui mine la société.
Trois organisations principales ont répondu à cet appel à l’éveil des consciences et à l’action concrète pour réduire le taux de corruption dans la région : La voix des femmes unies pour le développement intégral, Patricia service et les étudiants ressortissants de Nyangezi.
L’objectif affiché est clair : travailler de concert pour l’établissement d’une société plus juste et transparente.
Les jeunes, souvent les premières victimes du manque d’opportunités et les plus exposés à la tentation de la corruption, ont été vigoureusement interpellés. Zirirane Jean Luc, représentant des étudiants de Nyangezi, a souligné la nécessité d’une mobilisation sans faille.
« Nous devons nous unir pour lutter contre ce fléau qui détruit notre société », a-t-il lancé, invitant ses pairs à prendre la tête de ce mouvement de résistance éthique.
De son côté, Giscard Lubondo, de l’association La voix des femmes unies pour le développement intégral, a rappelé le rôle fondamental des femmes dans cette lutte.
« Les femmes ont un rôle important à jouer dans la lutte contre la corruption, nous devons nous mobiliser pour créer un avenir meilleur pour nos enfants », a-t-elle insisté, positionnant les mères et éducatrices au centre de la construction d’une culture d’intégrité.
Enfin, un message de responsabilisation économique a été délivré par Alain Wilindja, de l’établissement Patricia service. Il a lié la vulnérabilité à la corruption à un manque d’objectifs et d’occupations constructives.
« Nous devons nous donner des objectifs et travailler dur pour les atteindre, plutôt que de nous laisser tenter par la corruption », a-t-il conseillé, faisant de l’autonomie professionnelle un outil concret contre l’emprise du favoritisme et des pratiques illicites.
Notons que lors cet événement, les organisations ont réaffirmé leur engagement durable à coordonner leurs efforts. La lutte contre la corruption est ainsi présentée comme un combat citoyen et inclusif qui ne peut réussir qu’avec l’implication collective.
Patricia Hélène kibukila