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Dans les rues animées de Bukavu, au Sud-Kivu, une scène de lutte silencieuse se déroule quotidiennement. Les bidons à la main, les habitants parcourent les rues à la recherche désespérée d’eau potable. 

Depuis plusieurs jours maintenant, la ville est confrontée à une grave pénurie d’eau, poussant les familles à puiser dans des sources naturelles ou à recueillir l’eau de pluie pour constituer leurs maigres réserves.

Lorsque notre équipe de reportage s’est rendue sur place ce mercredi 28 février 2024, elle a été témoin de la détresse palpable qui règne au sein de la communauté. Des témoignages poignants ont été recueillis, décrivant les difficultés quotidiennes pour obtenir ne serait-ce qu’un peu d’eau. Certains résidents, poussés par le désespoir, prennent même le risque de puiser de l’eau directement dans le lac, mettant ainsi leur vie en danger.

Pourtant, même cette solution extrême n’est pas accessible à tous. Certains habitants se voient contraints d’acheter de l’eau à des prix exorbitants, aggravant ainsi leur situation financière déjà précaire. Ils pointent du doigt la Regideso, l’entreprise de distribution d’eau, qu’ils accusent d’être responsable de cette pénurie. Les critiques fusent et la colère gronde contre une promesse non tenue.

En effet, la Regideso provinciale avait prévenu la population la semaine précédente, par le biais de son communiqué officiel N°DR/21, des perturbations à venir dans la distribution d’eau. Une alerte lancée concernant une conduite principale endommagée, avec la promesse d’une résolution dans les 48 heures suivant le 24 février 2024. Cependant, le temps s’écoule et les jours passent sans que la situation ne s’améliore, jetant le doute sur la capacité de la Regideso à assurer un approvisionnement fiable en eau potable à ses abonnés.

Cette promesse émet des doutes à l’endroit des abonnés de cette régie de distribution d’eau, puisqu’on compte déjà 96 heures depuis la publication du communiqué sur l’éventuelle perturbation de la desserte en eau potable.

Daniel KABIKA

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