Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) aux côtés de la Croix-Rouge de la RDC, a organisé un atelier de formation pour les journalistes du Nord et Sud-Kivu sur le droit international humanitaire, du 19 au 20 février 2026 en ville de Goma. Lobjectif de cette formation était de renforcer les capacités des professionnels des médias à couvrir les situations de conflits armés et à promouvoir le respect du droit international humanitaire.

Au total, 25 journalistes membres du Réseau de plaidoyer des Médias du Nord et du Sud-Kivu (REPLAM-NSK) ont participé à cette formation, qui a porté sur les principes fondamentaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, les règles du droit international humanitaire applicables, notamment la protection des civils, des prisonniers de guerre et des détenus, ainsi que les principes de combat.

Les participants ont également été sensibilisés sur la relation entre le CICR et les médias en période de conflit armé, ainsi que sur la protection des journalistes en tant que civils.

«Le besoin pour nous était de pouvoir renforcer la capacité de nos membres en cette matière parce que le contexte dans lequel le Nord et le Sud Kivu se retrouvent actuellement est un contexte des conflits armés. Tous les villages où nos médias sont ont été affectés et, comme journalistes nous avons cette responsabilité sociale d’informer. Nous avons voulu avoir une idée sur les notions de base du droit international humanitaire. Voilà pourquoi nous avons demandé au CICR de nous renforcer en capacité… » à dit Daniel Shematsi, Coordonnateur du REPLAM-NSK et Directeur de la Radio UPDCO Kiwanja qui participait à la formation.

Tous les participants à l’issue de la formation des journalistes sur le DIH

Le CICR a martelé sur l’importance du rôle des journalistes dans la promotion du respect du droit international humanitaire et dans la protection des populations civiles.

«Nous sommes convaincus que les journalistes ont un rôle crucial à jouer dans la promotion du respect du droit international humanitaire et dans la protection des populations civiles. La raison qui nous a poussés à accepter l’organisation de cette formation est que ces journalistes vous êtes sur le terrains et ont l’habitude de couvrir les événements. Nous avons pensé que la catégorie de personnes qui demande cette formation a vraiment besoin d’être outillée. » a expliqué Boyongo Kaya, de la communication du CICR Sous délégation de Goma.

Celui-ci n’a pas manqué de partager sa satisfaction à l’issue de cette séance avec les 25 journalistes présents.

« Aujourd’hui nous considérons que les journalistes ont suffisamment des base sur le DIH, qui peut les aider à interagir avec les humanitaires… nous pensons que sur une échelle de 10, les journalistes sont partis avec 9 et nous sommes contents… »

Les participants à la formation ont pris l’engagement d’accompagner le CICR dans son mandat de diffusion du droit international humanitaire et de promouvoir le respect de ces règles dans leurs régions respectives.

«À l’issue de cette formation nous avons pris l’engagement d’accompagner le CICR dans la promotion du DIH [Droit International Humanitaire]…. » a déclaré un autre participant.

Cette formation était également une occasion aux journalistes de partager leurs expériences et leurs défis dans la couverture des conflits armés dans la région. Ils ont souligné la nécessité d’une meilleure protection des journalistes et des médias en période de conflit armé.

Le CICR a annoncé qu’il poursuivra ses efforts pour renforcer les capacités des médias locaux et promouvoir le respect du droit international humanitaire dans la région.

La formation a été organisée dans le cadre du programme de renforcement des capacités des médias locaux du CICR, qui vise à promouvoir le respect du droit international humanitaire et à protéger les populations civiles dans les situations de conflit armé.

Stoïcien Sky Lwembo