Jadis considéré comme un pilier de la santé publique dans le territoire de Lubero, l’Hôpital Général de Référence (HGR) traverse une crise chronique qui se répercute dramatiquement sur la prise en charge des patients. Entre luttes de leadership, instabilité administrative et dysfonctionnements répétés, cette institution vit une lente dégradation qui met aujourd’hui des vies en danger.

Les difficultés de l’HGR de Lubero ne datent pas d’hier. Elles remontent au début des années 2000 et se sont progressivement accentuées. Selon des acteurs du secteur, l’épicentre de la crise se situe dans la gestion de la Zone de santé de Lubero, où les manœuvres pour écarter successivement certains médecins directeurs ont empêché toute stabilité et continuité dans la gouvernance de l’hôpital.

Cette instabilité n’est pas sans conséquences sur la santé de la population. Plusieurs projets structurants, tels que la construction d’un bloc opératoire moderne, ont été bloqués ou sacrifiés au profit d’intérêts particuliers,déplore un défenseur local des droits humains.

Ici, les patients ont besoin des interventions chirurgicales urgentes mais sont contraints de parcourir de longues distances vers d’autres structures ou de recourir à des centres privés. Ce qui entraînerait des conséquences graves sur les patients.

Des membres de la société civile évoquent également des pratiques de favoritisme dans le recrutement du personnel et des pressions financières exercées sur certains partenaires avant le lancement de projets. « L’hôpital n’inspire plus confiance, et la population paie le prix fort », explique un acteur local.

Cette méfiance a entraîné un transfert massif des malades vers des structures privées, accentuant les inégalités d’accès aux soins dans un territoire déjà marqué par la pauvreté et l’insécurité.

Face à ce tableau sombre, la société civile et les défenseurs des droits humains demandent des mesures urgentes, parmi lesquelles une réorganisation complète de l’équipe cadre de la Zone de santé et la suspension des agents accusés d’indiscipline. « Le silence des autorités risque de coûter cher à la population », avertit une personnalité locale.

Si rien n’est entrepris rapidement, préviennent les observateurs, l’Hôpital Général de Référence de Lubero, l’un des plus importants du territoire pourrait définitivement développer un chaos irréprochable, aggravant la souffrance des malades.Pour la population de Lubero, la question n’est plus seulement celle du leadership, mais bien celle de la survie.

 

A rédaction

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