Un an après l’occupation de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, certains notables ainsi que la population locale n’ont pas collaboré avec la coalition formée par l’armée rwandaise et la coalition de L’AFC-M23. Cette affirmation a été faite jeudi par un acteur politique, joint par l’Agence Congolaise de Presse (ACP).
Selon Achille Kapanga, cette absence d’adhésion populaire explique les limites de l’avancée de ce mouvement politicomilitaire dans cette partie du pays. Il estime que, contrairement à d’autres épisodes de l’histoire du pays, la population du Nord-Kivu n’a pas soutenu le mouvement armé.
« Une année après l’occupation de la ville de Goma par l’AFC-M23 soutenu par le Rwanda, il est clair que les notables et la population du Nord-Kivu n’ont pas accepté de collaborer avec l’AFC-M23 », a-t-il déclaré.
L’acteur politique établit une comparaison avec la rébellion de 1997, conduite par feu Laurent-Désiré Kabila, qui, selon lui, avait bénéficié d’un large soutien populaire, facilitant ainsi sa progression à travers le pays.
Pour illustrer son propos, Achille Kapanga évoque également l’accueil réservé au gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, lors de son retour récent à Uvira dans la province du sud-kivu, marqué par des manifestations de joie de la population locale.
« Cela démontre clairement que la population aspire à la paix et ne veut pas de la guerre », a-t-il conclu.
Cette position traduit, selon lui, la volonté des populations de l’Est de la RDC de privilégier la stabilité, la paix et le retour de l’autorité de l’État, malgré le contexte sécuritaire encore fragile dans la région.
Fiston MUHINDO