Environs 34 394 enfants des déplacés n’ont pas accès aux cours depuis le début du mois de mai 2024. Ces enfants sont ceux-là qui ont fui avec leurs parents entre le 1er et le 24 de ce mois de mai de leurs villages situés dans le groupement MUTANDA en Chefferie de Bwito.
Ils ont fui les affrontements entre les Forces gouvernementales et les rebelles du M23 qui s’intensifient ces dernières semaines dans cette partie du territoire de Rutshuru.
Selon le point focal de la veille humanitaire dans la chefferie de Bwito et au Sud du territoire de Lubero, ces élèves et écoliers nécessitent un encadrement de la part du gouvernement et ses partenaires. PARIS MASTAKI déplore entre temps les conditions dans lesquelles vivent près de 14 milles nouveaux ménages qui se sont déplacés dès le début de ce mois quittant le groupement Mutanda et prenant la direction des villages des groupements Kanyabayonga dans le Bwito et Itala dans le Lubero.
La coordination de la veille humanitaire rapporte un bilan d’au moins 27 civils qui sont décédés dans les 20 jours de ce mois de Mai de suite de ces affrontements suivis des nombreux dégâts matériels dont des maisons détruites par les obus jetés par les forces belligérantes.
La privation d’éducation pour ces enfants risque d’avoir des conséquences néfastes sur leur avenir. Il est urgent de mettre en place des solutions alternatives pour leur permettre de poursuivre leur scolarité, ajoute-t-il.
Notons que les nouveaux ménages déplacés vivent dans des conditions précaires et manquent de tout. Il est nécessaire de leur fournir une assistance humanitaire d’urgence.
Rédaction