La Cour Africaine des Droits de l’Homme à ARUSHA en Tanzanie Saisie Contre Félix Tshisekedi. Le paysage politique congolais est secoué par une action judiciaire d’envergure. Conformément à la menace formulée lors de sa démission de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) en marge de la signature de l’accord de paix entre le Rwanda et le Congo à Washington le 27 juin 2025, le jeune politicien Réponse Mabwire, leader de l’Opposition Panafricaine en République Démocratique du Congo, a officiellement déposé une plainte contre le Président de la République, Félix Tshisekedi, auprès de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) à Arusha.
Les griefs formulés par cet ancien militant de l’UDPS à Goma sont d’une gravité exceptionnelle :
-Crime de génocide : Pour le massacre commis, selon lui, le 30 août 2023 à Goma, impliquant la secte messianique dite Wazalendo.
-Crime contre l’humanité : Pour les événements survenus dans la nuit du 1er au 2 septembre 2024 à la Prison Centrale de Makala à Kinshasa.
-Bradage, sabotage et aliénation des ressources naturelles : En lien, selon l’opposant, avec le fameux accord de paix de Washington entre le Rwanda et la RDC.
-Assassinats : Mabwire cite ceux de Chérubin Okende, du Général Delphin Kahimbi, et du Général Péter Chirimwami.
Il est à noter que le Gouverneur militaire Constant Ndima Kongba à l’époque de l’état de siège, avait été rapidement interpellé à Kinshasa pour s’expliquer suite au carnage du 30 août 2023 à Goma.
Contacté sur cette affaire, Augustin Kapila, cadre de l’UDPS au Nord-Kivu et communicateur du parti présidentiel, rejette en bloc ces accusations, les qualifiant de « sans fondement ». Il met également en cause la légitimité de l’auteur de la plainte.
« Réponse Mabwire qui dit avoir démissionné de l’UDPS n’était pas reconnu de la hiérarchie politique de l’UDPS à Kinshasa. D’où, sa plainte contre le Président de la République ne vaut rien, car en sa qualité, il ne peut faire face au garant de la Nation, » a déclaré Augustin Kapila, ajoutant que ce jeune politicien de Goma « cherche un positionnement ».
Cette plainte intervient dans un contexte de forte tension, mais paradoxalement, d’espoir de décrispation à l’Est du pays. Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a en effet fait une déclaration optimiste ce vendredi 07 novembre à Belém au Brésil, devant la diaspora congolaise, à l’issue de son séjour de 48 heures.
« Je suis heureux de vous annoncer que les processus de Doha et de Washington vont connaître un aboutissement heureux dans les prochains jours, » a-t-il affirmé.
Pour étayer son propos, le Président congolais a révélé que lui et son homologue rwandais seraient prochainement invités à la Maison Blanche par Donald Trump pour la signature d’un accord de paix définitif visant à mettre fin au conflit dans l’Est.
De son côté, le M23 semble abonder dans le sens de la paix. Le coordonnateur adjoint de l’AFC/M23 a tweeté ce samedi 08 novembre : « Fructueuse séance de travail avec le ministre qatari des affaires étrangères. La paix se construit à Doha pour nos populations : bientôt le silence des armes, bruits des houes dans nos champs et véhicules traversant nos villages rapatriant nos réfugiés et approvisionnant nos villes ».
Ces propos annoncent la possible fin des hostilités. Cependant, la plainte déposée à Arusha par Réponse Mabwire, avec ses lourdes charges, crée une onde de choc qui pourrait complexifier le climat politique et diplomatique de la RDC, jetant une ombre sur les annonces de paix.
Rédaction