Un accord d’échange de prisonniers a été officiellement signé entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo et l’Alliance du Congo/M23 (AFC/M23). L’annonce, faite ce vendredi 12 septembre par Massad Boulos, conseiller de Donald Trump pour l’Afrique, marque une étape significative et saluée par les États-Unis.

Cet accord, dont la mise en œuvre sera facilitée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), vise à libérer des détenus des deux camps. Le CICR jouera son rôle d’intermédiaire neutre, s’assurant de l’identification, de la vérification et de la libération sécurisée de tous les prisonniers concernés. Pour Massad Boulos, il s’agit d’une avancée majeure, qui s’inscrit dans la dynamique positive des négociations de paix menées à Doha.

Selon les informations disponibles, l’AFC/M23 réclame la libération de près de 700 de ses partisans. De son côté, Kinshasa a déjà envoyé en reconditionnement près de 1 500 militaires congolais à Rumangabo, dans le Nord-Kivu. Ce n’est pas la première fois que le CICR intervient dans ce conflit. L’organisation avait déjà joué un rôle crucial en tant qu’intermédiaire neutre en avril dernier. Elle avait alors orchestré le transfert de plusieurs centaines de militaires et policiers congolais, ainsi que de leurs familles, qui étaient restés à la base de la MONUSCO à Goma après la prise de la ville par l’AFC/M23 en janvier 2025.

Cette nouvelle initiative d’échange de prisonniers est un nouveau signe d’espoir pour un accord de paix durable dans la région afin de donner souffle de vie aux habitants dans les zones en conflit.

 

Virginie TUVER