L‘État-Major Général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) a annoncé ce dimanche la suspension du Général-Major Ekengé Bomusa Efomi Sylvain de ses fonctions de porte-parole des FARDC. Cette décision fait suite à des propos controversés tenus par lofficier supérieur le samedi 27 décembre sur les antennes de la RTNC, dans lesquels il a stigmatisé la communauté Tutsi.

Dans un communiqué officiel, l’État-Major précise que les déclarations du général ne reflètent en aucun cas la position officielle de la République Démocratique du Congo, ni celle du Président de la République, Commandant suprême des FARDC, encore moins celle du Gouvernement. Ces propos sont jugés incompatibles avec les valeurs républicaines et la mission constitutionnelle des Forces armées congolaises.

«En tirant les conséquences de cet acte, il a été décidé la suspension du précité de ses fonctions de porte-parole des FARDC», peut-on lire dans le document signé à Kinshasa.

L’armée congolaise a également réaffirmé son engagement à protéger tous les citoyens, sans distinction aucune, dans le strict respect de la discipline militaire et des principes républicains. Elle assure sa détermination à défendre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale du pays, même au prix du sacrifice suprême.

Dans ce contexte tendu, marqué par des conflits armés à l’Est et des tensions communautaires croissantes, le Haut Commandement militaire a lancé un appel fort à la population : unité, cohésion et rejet de tout discours de haine.

Cette prise de position vise à contenir toute dérive ethnique dans le discours public, à un moment où la RDC est engagée dans une lutte complexe contre les groupes armés et où la stabilité sociale demeure fragile.

La suspension du Général-Major Ekengé, perçue comme un signal fort en faveur de la responsabilité et de la retenue dans la communication institutionnelle, intervient également dans un climat diplomatique délicat où la moindre parole peut avoir des répercussions nationales et internationales.

Avec cette décision, les FARDC entendent rappeler leur rôle de force républicaine au service de tous les Congolais, dans le respect de la diversité ethnique et des droits humains.

Stoïcien Sky Lwembo