Le comité directoire de l’Union nationale de la presse du Congo « UNPC» vient de relancer dès ce vendredi 26 décembre 2025 à Kinshasa les activités d’identification des journalistes congolais dans l’objectif de leur délivrer la carte de presse et l’assainissement de la presse congolaise.

Dans son discours, le président national de l’UNPC Baudouin Kamanda wa Kamanda Muzembe a loué l’accompagnement du ministère national de la communication et presse pour tout ce qu’il fait au profit de la corporation et dans ce processus de relance d’identification ce qui vise, selon lui, la professionnalisation des médias et la protection des journalistes congolais.

En effet, c’est depuis janvier 2022 qu’une décision a été prise par l’ancien comité national de l’UNPC suspendant ainsi la délivrance de la carte de presse en République Démocratique du Congo. Motivée pour mettre fin à une confusion des rôles et instaurer l’autorité de l’UNPC dans le monde des médias au pays.

Pour l’ONG Afrika Inclusion, la carte de presse marque une qualité juridique et légale en termes d’engagement politique pour travailler pour la vérité, la discipline, l’observance de l’éthique du journalisme et au respect des lois de la république. Le secrétariat exécutif d’Afrika Inclusion a constaté que pendant quatre ans, des journalistes congolais n’avait pas cette qualité de « journaliste ni de professionnel des médias » faute de la carte de presse, car, la dernière carte délivrée couvrait la période de 2020 – 2021. Aussi, le disfonctionnement interne au sein de l’UNPC au pays où des comités provinciaux sont hors mandat sans élection pour le renouvellement desdits comités. 

De même, il est à constater du début à la fin de cette cérémonie officielle de présentation du formulaire de demande de la carte de presse, aucune précision n’a été donnée pour l’effectivité de l’identification des requérants à travers leurs comités provinciaux de l’UNPC.

Le formulaire d’identification porte des innovations selon le président de la commission de la carte de l’UNPC, Wembo Dimanja. Il a évoqué la loi en vigueur sur la presse en RDC. Pour lui, l’ordonnance loi n°23-009 du 13 mars 2023 ou tout simplement la loi dite « Muyaya » est d’application avec cette relance de la délivrance de la carte de presse. Il a déclaré que ceux ayant acquis la qualité de journaliste ne vont pas la perdre et dès à présent, le diplôme en sciences de l’information et communication sera exigé pour tout requérant soit un autre diplôme de licence avec un minimum de 2 ans de stage professionnel en vue d’acquérir la qualité de journaliste en République Démocratique du Congo. L’innovation selon lui, c’est le parrainage. Chaque requérant de la carte de presse présentera deux confrères ou consœurs doyens par rapport à sa candidature.

Et si, l’on compare le prix fixé de la carte de presse voire de frais de cotisation annuelle du journaliste membre de l’UNPC, il n’y a que 15 dollars américains de différence avec le prix de l’an 2020. Simplement, la carte de presse est de 25 dollars américains payable l’an en franc congolais de même que la cotisation annuelle est aussi de 25 dollars l’an, y ajouter cinq dollars américains pour le formulaire de demande de la carte.

D’après les explications du secrétaire général de l’UNPC Zegbia Wembulu Jasbey, la validité de la carte de presse étant de deux ans, le requérant payera une seule fois cette somme en vue d’être en ordre avec l’administration de la corporation soit, 105 dollars américains payables en franc congolais pour toute la validité de la carte de presse.

Il reste à la commission de la carte de présenter le spécimen et le lancement de l’opération d’identification.

La Rédaction