Le territoire de Rutshuru, et particulièrement la chefferie de Bwito, a été de nouveau secoué par l’insécurité. Dans la nuit du jeudi 26 février, trois personnes, dont une responsable de santé, ont été kidnappées par des hommes armés dans le village de Kyahala.

Selon des sources locales, des éléments armés ont fait irruption dans la localité pour s’emparer de trois civils avant de se volatiliser dans la nature. Parmi les victimes figurent des acteurs essentiels à la survie de la communauté notamment : Madame Henriette Kavira Kamala, infirmière titulaire du centre de santé de Kyahala et deux membres de l’association SEREDI, une organisation locale partenaire de l’ONG internationale DCA (DanChurchAid).

Ces enlèvements portent un coup dur à l’assistance humanitaire dans la zone de santé de Kibirizi. Les deux membres de SEREDI travaillaient activement sur le volet « Protection » en collaboration avec DCA. Cette organisation est en première ligne dans la région pour la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG), intervenant notamment dans les aires de santé de Kyaghala, Kikuku et Nyanzale.

Le Bureau Central de la Zone de Santé (BCZ) de Kibirizi a officiellement confirmé l’incident, qualifiant cet acte d’« odieux ». À ce stade, le BCZ précise que les motivations des ravisseurs restent inconnues et qu’aucune demande de rançon n’a encore été formulée.

Sur le terrain, les soupçons se portent sur les combattants du groupe armé CMC (Collectif des Mouvements pour le Changement). Des témoins affirment que des éléments de cette milice circulaient aux abords du village peu avant les faits.

« C’est un coup de massue pour nous. S’en prendre à ceux qui soignent et protègent les plus vulnérables est inacceptable », confie un habitant sous anonymat.

Aucune réaction jusqu’à présent de la part de ce groupe armé moins encore les autorités locales du milieu.

Notons que les humanitaires au nord et sud-kivu travaillent dans des conditions extrêmement difficile, ne cessent d’alerter plusieurs organisations qui travaillent dans ‘es zones à conflits.

 

 

Rédaction