Une catastrophe naturelle a frappé le village de Kashebere, dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, ce mardi 13 janvier 2026. Un glissement de terrain dévastateur a surpris les habitants dans leur sommeil, laissant derrière lui un bilan humain et matériel d’une lourdeur extrême.
Les témoignages recueillis sur place, parlent d’une pluie diluvienne qui a débuté lundi vers 22h00 pour ne s’arrêter que mardi matin 13 janviers 2026 vers 7h00, laquelle pluie est à l’origine de cette catastrophe naturelle. Le sol, gorgé d’eau, a cédé, emportant de nombreuses habitations sur son passage.
L’incident s’est produit aux alentours de 1h00 du matin dans le groupement Luberike (secteur de Wanianga). Sous la force des décombres et de la boue, des habitations entières ont été ensevelies. Selon les premières données recueillies sur place, le bilan provisoire est déjà de 31 décès, parmi lesquels figurent 19 enfants, touchés de plein fouet alors qu’ils dormaient.
Bayomba Mishiki Bamsi, coordonnateur de l’organisation Groupe d’action pour la protection de l’enfance (GAPE) à Walikale, avertit que ce chiffre pourrait s’alourdir. « Les dégâts sont énormes. Les recherches se poursuivent pour retrouver d’autres corps sous les décombres, et le nombre exact de blessés n’est pas encore totalement identifié », a-t-il précisé.
Les blessés, dont certains sont dans un état grave, ont été évacués vers les structures sanitaires de Kashebere et Mashumbi, tandis que d’autres ont été transférés vers Nyabyondo, dans le territoire voisin de Masisi.
Sur place, la situation reste compliquée, des dizaines de familles ont tout perdu, le déplacement de population vers des endroits plus sûr. Nos informations sur renseignent que la majorité des sinistrés a trouvé refuge dans les locaux de l’école de la 8ème CEPAC Mashumbi.
L’absence d’eau potable et d’abris adéquats fait craindre l’émergence de maladies hydriques ou épidémiques.
Vu l’ampleur du désastre, le responsable du GRAPE lance un cri de détresse aux autorités provinciales et nationales, ainsi qu’aux organisations internationales.
« Nous appelons les humanitaires et le Gouvernement à intervenir le plus vite possible pour limiter les dégâts et prévenir les maladies qui risquent de surgir. Il est urgent de relocaliser ces familles et de leur apporter une assistance d’urgence », a déclaré Bayomba Mishiki Bamsi.
Une information confirmée par plusieurs autorités locales du Secteur de Wanianga à Wangu , qui à leur tour souligne que les opérations de sauvetage continuent Jusqu’à présent.
Face à l’ampleur du drame survenu dans cette localité de Banaulengo (Burutsi), le Chef de Secteur des Wanianga, le Dr Akilimale Bamwisho Descartes, a exprimé sa profonde tristesse.
« C’est avec une vive émotion que nous avons appris ce drame. Au nom de l’administration sectorielle et en mon nom personnel, j’exprime mes condoléances les plus attristées aux familles endeuillées », a-t-il déclaré dans un message officiel ce 13 janvier.
Le Chef de Secteur a insisté sur la nécessité de la solidarité collective pour soutenir les efforts de recherche et de prise en charge des victimes, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.
Notons que le village de Kashebere avec cet événement, déjà fragilisé par un contexte socio-économique précaire, se retrouve aujourd’hui totalement sinistré. Au-delà de l’aide immédiate (vivres, médicaments, bâches), la question de la sécurisation de cette zone montagneuse et du relogement définitif des rescapés reste le défi majeur pour éviter qu’un tel incident ne se reproduise.
MUNGUIKO THIERRY Horneyssie