Dans une situation marquée par la persistance des conflits armés comme c’est le cas dans l’Est de la RDC, la protection des enfants demeure une priorité urgente. C’est dans cette optique que la section Protection de l’Enfant de la MONUSCO a organisé, du 16 au 17 avril, une session de formation consacrée au mécanisme de monitoring et de rapportage des violations graves des droits de l’enfant.
Parmi les structures présentes, la Fondation BiEsther (FoBE Asbl) s’est distinguée par une participation active tout au long des travaux. Pendant deux jours, les participants, au moins 27 pour ces deux journées, ont été formés sur le MRM, un outil essentiel pour documenter les six violations graves commises contre les enfants en période de conflit.
Les échanges, à la fois techniques et pratiques, ont permis d’aborder plusieurs thématiques clés. Certaines interventions sont revenues sur les mécanismes du DDRS [Ndrl : Démobilisation, Désarmement et Réinsertion et Réintégration Sociale], en expliquant leur rôle dans la stabilisation des zones affectées par les violences mais aussi sur les missions du BCNUDH [Ndrl : Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme].

D’autres modules ont porté sur les traumatismes et le stress en milieu humanitaire, les techniques d’entretien avec les enfants, ainsi que les enjeux liés au genre et aux violences basées sur le genre. Autant de thématiques qui reflètent la complexité du travail de protection dans des zones fragilisées.
Pour la Fondation BiEsther, cette formation n’a pas été une simple présence de principe. Ses représentants ont pris part aux discussions, partagé leurs expériences de terrain et renforcé leurs outils d’intervention.
« Ce type de cadre nous permet d’améliorer concrètement notre manière d’agir auprès des enfants», confie Madame Viviane Chaupanga, la représentante de l’organisation FoBE asbl lors de cette séance.
Au-delà des apprentissages individuels, cette initiative fixe ses projecteurs sur l’importance de renforcer les capacités des acteurs locaux. Dans une zone où les enfants paient un lourd tribut aux conflits, disposer d’organisations mieux formées et mieux coordonnées constitue un enjeu majeur, et, c’est dans cette optique que FoBE s’inscrit.

En s’impliquant activement dans ce processus, la Fondation BiEsther confirme son engagement à œuvrer pour une protection plus efficace des enfants, tout en contribuant à une dynamique collective portée par les acteurs humanitaires et les institutions internationales.Une démarche qui, à terme, pourrait faire la différence sur le terrain.
La Rédaction