Dans la cour de l’école primaire Nayaweza, l’ambiance était différente ce jour-là. Moins de récréation, plus de détermination. L’organisation Voix de Femmes Unies pour le Développement Intégral y a mené une campagne de sensibilisation sous le thème évocateur : « Chaque élève est un héros contre Ebola ».

L’objectif est simple et puissant : faire de chaque enfant un acteur de prévention, capable de protéger sa famille et son quartier. Car face à Ebola, l’ignorance est le premier allié du virus. En donnant aux élèves les bons gestes, les bons réflexes et la responsabilité de transmettre l’information, la campagne transforme l’école en premier rempart communautaire.

L’accueil des élèves et du corps enseignant a été chaleureux. Entre démonstrations pratiques de lavage des mains, explications adaptées à leur âge et échanges interactifs, l’atmosphère est restée vibrante d’engagement et d’espoir. Pour les organisatrices, ce type de mobilisation dès le plus jeune âge est la clé : « L’éducation est notre arme la plus durable contre l’épidémie ».

 

 

La parole aux héros de Nayaweza

Au-delà des discours, ce sont les enfants qui ont porté le message avec leurs propres mots. Quatre d’entre eux ont accepté de partager ce qu’ils retiennent de la journée :

« Avant je ne savais pas pourquoi il fallait éviter de toucher les gens malades. Maintenant je sais que c’est pour les protéger et me protéger aussi. Je vais l’expliquer à ma petite sœur. »*  

> Élève de 5ᵉ année

 

« Je suis content parce que maintenant je peux montrer à ma famille comment bien se laver les mains. À la maison, c’est moi le chef pour ça ! »*  

Élève de 4ᵉ année

 

« Quand j’ai entendu ‘héros’, j’ai compris que même moi, je peux aider. On n’a pas besoin d’être grand pour sauver des vies. »*  

Élève de 6ᵉ année

 

« J’avais peur d’Ebola, mais maintenant je comprends. La peur part quand on sait quoi faire. »

Élève de 3ᵉ année 

En repartant de Nayaweza, l’équipe de _Voix de Femmes Unies pour le Développement Intégral_ garde une certitude : la lutte contre Ebola ne se gagne pas seulement dans les centres de traitement, mais dans les gestes du quotidien, dans les familles, dans les écoles.

Signalons que la commune de Bagira vient d’ajouter plusieurs centaines de jeunes sentinelles à son réseau de prévention. Et si chaque élève devenait vraiment un héros, alors la chaîne de transmission n’a aucune chance.

 

 

Rédaction