Le Club de Paix Mashujaa wa Amani a réuni plusieurs jeunes du quartier Ndosho pour échanger autours de la masculinité positive dans un forum qui a vu la participation de VAEDO Asbl [Ndrl : Vision d’Appui aux Enfants Délaissés et Orphelins] ce 15 Juin 2026.
La planification de cette activité est partie du constat fait par le Club de Paix Mashujaa wa Amani, une organisation des jeunes du quartier Ndosho qui œuvrent pour la paix et le développement. Selon ce constant, les jeunes de Ndosho avaient réellement besoin d’être outillés avec des notions de « masculinité positive » afin de servir de modèle dans leur communauté.

Elionor Mugema, président du Club de Paix Mashujaa wa Amani a estimé qu’il était nécessaire de débattre avec ces jeunes afin qu’ils comprennent de quoi il s’agit réellement.
« Cette thématique a été choisie parce qu’il y a beaucoup d’idées qui tournent dans la communauté. Beaucoup de stéréotypes et pensées négatives amènent les gens à penser que la masculinité positive est une manière de coincer les hommes au profit des femmes, alors que réellement ce n’est pas le cas. Voilà pourquoi nous avons voulu nous réunir avec nos partenaires de VAEDO asbl pour essayer de débattre avec certains de ces jeunes sur cette question. » a dit Elionor.

Christelle Kahindo Kassay, la Coordinatrice de VAEDO asbl qui a développé cette thématique, se dit satisfaite des échanges qu’elle a eu avec les jeunes de cette entité. Pour elle, les stéréotypes communautaires négatifs ont tendance de se répercuter sur la nouvelle génération. Si cette dernière ne se pose pas de bonnes questions pour se situer, elle risque de vivre dans une société déséquilibrée et sortie du contexte.

« Nous avons parlé de la masculinité positive qui est une manière d’adopter des comportements respectueux et responsables envers soi-même et envers autrui dans la communauté. Après échange avec les jeunes, je suis convaincue qu’ils ont acquis quelque chose. Sur une échelle de 1 à 10, je place ma satisfaction à 8. Pour tous ces jeunes et ceux qui n’ont pas été là, je les invite à la compréhension et à l’application de la masculinité positive car elle crée l’égalité au sein de la communauté. Il n’est pas question de détruire les hommes mais d’apporter une complémentarité entre hommes et femmes. » insiste Madame Christelle.
La participation n’a pas manqué quoi dire. Avec beaucoup de questions, plusieurs jeunes filles et garçons ont estimé que cette séance leur a été d’une importance capitale. C’est comme Prisca Sikwaya, une habitante de ce quartier qui pense que cette activité ne doit pas de limiter par là vu le besoin dans la communauté.

« J’ai participé dans cette activité et trouve que j’ai un rôle à jouer au sein de la communauté. Selon les connaissances acquise aujourd’hui, je retiens que la masculinité positive n’a rien à voir avec la domination de l’homme par la femme ou de la femme par l’homme et, c’est ce qui est important. Je ne veux pas m’arrêter par ici. J’irai sensibiliser aussi les connaissances afin que le message atteigne le maximum possible de gens. Aux organisateurs, je souhaite qu’ils multiplient ce genre d’activités pour que la communauté qui hésite encore arrive à comprendre c’est quoi au juste. » note Madame Prisca Sikwaya.
Il faut noter que cette séance a été organisée dans le cadre du projet Youth leading the way for peace in North Kivu, projet du Club RFI Goma qui bénéficie d’un appui financier de l’organisation allemande IFA [Ndrl : Institut für Auslandsbeziehungen] dans son programme Zivik [Ndrl: Zivile Konfliktbearbeitung].
Stoïcien Sky Lwembo