« C’est peut-être les parents qui dorment sur le lit. Mais, nous autres à même le sol. » c’est ce que nous raconte Plamedi, un jeune garçon qui habite la ville de Kinshasa et qui passe tout son sommeil sur une natte et un drap à lambeau ».
Kintikwaala, un mot lingala qui fait synonyme à un lit de fortune qu’un couple de parents peut bricoler pour bien s’allonger la nuit. Mais, les enfants ne savent pas c’est quoi un lit. Dormir par terre, au salon en chambre est le mode de vie rependu dans la ville de Kinshasa. De belles filles qu’on voit bien habillées, bien parfumées à majorité ne se préoccupent pas de la literie.
De jeunes garçons kinois, eux, se précipite juste trouver une mousse de 10 centimètres et un petit drap à mettre sur le pavement dans la petite chambre de quelques mètre carré. Pourquoi de gens passent plus de 31 ans sans dormir sur un lit ? La cause est le coût cher du bois pour fabriquer le sommier, le pied de lit, le cadre de lit dans les ateliers de menuisière de Kinshasa. Les arbres viennent de la province du grand Equateur à travers le fleuve Congo.

©️Freddy Bikumbi
A la nuit tombée, le salon de la maison devient la chambre à coucher non seulement pour les enfants mais également pour les adultes qui ne savent pas se prendre en charge et préfèrent rester sous le toit paternel faute de chômage. Cette condition de vie en famille fait à ce qu’on appelle ces enfants adultes qui dorment encore au salon de « Salomon ». Chaque jour après le repas du soir, le visiteur doit au plus vite rentrer chez soi en vue de libérer l’espace au salon et place au matelas, oreillers, couette, drap pour les nantis et les nattes pour des familles modestes.
Il est facile comme nous l’avons constaté que dans des chambres à coucher, il n’y ait pas aussi des lits. L’on se contente à trouver où poser la tête, à manger et s’habiller à la limite face à la vie chère à Kinshasa. Et, pour faire face à la chaleur, on y ajoute un ventilateur ce qui est utilisé pour chasser les moustiques et remplace le drap de lit.

©️Freddy Bikumbi
A Kinshasa, lorsqu’une famille déménage, c’est rare de voir un lit parmi les objets de la maison. Sauf, quelques valises qu’on embarquent dans une brouette ou charrette pour les moins aisés et dans une camionnette pour vite se déplacer et prendre une autre maison dans l’autre commune.
Avec la guerre à l’Est du pays, de millier des familles congolaises sont venues de Bukavu, Goma et Beni pour s’installer à Kinshasa. Leurs enfants habitués à dormir sur des lits, ont eu du mal à passer la nuit à même le sol, un témoignage de Mikindo, une fille de Goma retrouvée à Kinshasa. Elle dit vouloir acheter des lits en fonction du nombre des membres de la famille, quelques parents ont vu que le coût est exorbitant, car, la forêt est loin de Kinshasa, les arbres pour faire des planches, le sommier sont rares dans la capitale congolaise. Passer une nuit dans une famille des kinois, c’est comme qui dirait le sommeil n’a pas de condition !
Freddy Bikumbi