Le Syndicat national des enseignants des écoles primaires publiques du Nord-Kivu (SYNEPP/NK) condamne fermement la destruction de 8 salles de classe dans une école de la ville de Goma. Cette action, qualifiée de « méchante » par le syndicat, intervient alors que l’année scolaire touche à sa fin.
Les faits se sont produits le jeudi 18 avril dans le quartier Mapendo, sur l’avenue Sikusikaala (communément appelé TSF). Des agents du service de cadres ont procédé à la démolition de 8 salles de classe de l’institut Kasika et de l’école primaire Béthanie.
Selon Sylvain Kikyo, président provincial du SYNEPP/NK, aucune information ni notification n’a été donnée aux responsables des établissements scolaires avant cette démolition. « C’est anormal que les gens débarquent et détruisent juste comme ça », s’indigne-t-il.
Cette destruction de salles de classe a évidemment perturbé les activités scolaires des deux établissements. Les élèves se retrouvent aujourd’hui sans salles de classe pour poursuivre leur apprentissage.
Le SYNEPP/NK craint que cette situation n’ait des conséquences néfastes sur les résultats scolaires des élèves. Le syndicat appelle les autorités à prendre des mesures pour que les responsables de cette démolition soient sanctionnés et que les salles de classe soient reconstruites.
Si aucune suite favorable n’est donnée à cette demande, le SYNEPP/NK n’exclut pas de mener des actions de protestation pour dénoncer cette « initiative qui ne vise qu’à perturber le calendrier scolaire ».
Cette destruction de salles de classe vient s’ajouter aux nombreux défis auxquels font face les enseignants du Nord-Kivu. La province est en proie à un conflit armé depuis plusieurs années, ce qui a déjà entraîné la destruction de nombreuses écoles et la fuite de nombreux enseignants à l’intérieur de la province.
Richard KUBUYA