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Le camp de Nzulo, situé dans le groupement Kamuronza du territoire de Masisi au Nord-Kivu, est devenu un théâtre de souffrance pour des milliers de déplacés fuyant les conflits armés entre les FARDC et les rebelles du M23.

Ces hommes, femmes et enfants, arrachés à leurs foyers et cherchant refuge dans ce site surpeuplé, se retrouvent aujourd’hui confrontés à une crise humanitaire aiguë, marquée par une pénurie alimentaire alarmante.

« La nourriture se fait rare, et les besoins essentiels sont souvent négligés« , témoigne une femme déplacée. « Nous avons du mal à nourrir nos familles et à assurer notre survie au quotidien. » Cette situation désespérée affecte particulièrement les femmes, qui assument souvent la responsabilité de nourrir leurs enfants et de veiller au bien-être de leur famille.

La pénurie alimentaire a des conséquences dévastatrices sur la santé des déplacés, les rendant plus vulnérables aux maladies et aux infections. La malnutrition et la faim chronique affaiblissent leur système immunitaire, les exposant à des risques accrus de morbidité et de mortalité. Les enfants, en particulier, sont les plus touchés par cette crise, leur développement physique et mental étant gravement compromis.

Malgré les conditions inhumaines auxquelles ils sont confrontés, les déplacés du camp de Nzulo se sentent oubliés par les organisations humanitaires et même par le gouvernement congolais. « Nous avons l’impression d’être livrés à nous-mêmes« , déplore un homme déplacé. « Personne ne semble se soucier de notre sort. »

La société civile du coin lanca un appel aux organisations humanitaires et aux autorités congolaises pour qu’une assistance humanitaire d’urgence soit fournie aux déplacés du camp de Nzulo. La distribution de vivres, l’accès à l’eau potable et aux soins médicaux, ainsi que la mise en place de mesures de protection pour les femmes et les enfants, sont des besoins vitaux pour ces populations vulnérables.

Lassées de vivre dans des conditions inhumaines et face à l’absence d’aide, environ 25 femmes vivant dans le camp de Nzulo ont pris la décision risquée de retourner dans leurs villages d’origine, même si ces villages sont encore occupés par les rebelles du M23. Ce choix désespéré témoigne de l’ampleur de la détresse et du sentiment d’abandon que vivent ces femmes déplacées.

Les déplacés de guerre cantonnés dans le site de Nzulo font déjà 4 mois dans ce site sans être assisté par les organisations humanitaires et même le gouvernement congolais

Notons que la protection des droits humains et la dignité des personnes déplacées doivent être au cœur des efforts déployés pour mettre fin à cette crise humanitaire et garantir un avenir meilleur à ces femmes, hommes et enfants brisés par la guerre, ajoute la même source.

 

Ismaël MATUNGULU

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