Dans un contexte d’insécurité alimentaire critique dans l’est de la République Démocratique du Congo, exacerbée par plus de trente années de conflits armés et de déplacements massifs, une lueur d’espoir émerge pour les populations de la Zone de Santé de Kirotshe. Les participants au projet de Réponse en sécurité alimentaire ont pris part à une formation de base sur les pratiques agricoles durables à Murambi et Kimoka, dans le territoire de Masisi.
Face à une crise qui a entraîné une chute drastique de la production locale, une faible circulation monétaire et un accès au marché quasi impossible pour de nombreux ménages, cette initiative arrive à point nommé. La formation, qui s’est déroulée sur quatre jours, du 29 septembre au 2 octobre 2025, vise à transformer les défis en opportunités de résilience.

Les participants ont été formés sur plusieurs techniques notamment, celle de la Préparation du sol, Semis et Repiquage, Entretien et Gestion de l’Eau et celle de la lutte contre les bioagresseurs.

Pour plusieurs bénéficiaires, l’intervention est cruciale.
Nombreux d’entre eux avaient déjà reçu des semences et préparé leurs pépinières, rendant l’apprentissage des techniques agricoles essentiel. « La formation pourra nous aider à capitaliser la semence et à avoir une grande production », ont-ils précisé, soulignant l’importance d’acquérir les outils nécessaires pour garantir une récolte fructueuse.
Le projet est financé par le Fonds humanitaire en République démocratique du Congo et est exécuté conjointement par l’ONG JÉRICHO Hope and peace et l’ONG Pont de l’Humanité au Nord-Kivu.

Pascal AKILIMALI, Coordonnateur National de l’ONG Pont de l’Humanité, insiste sur la nécessité d’une réponse humanitaire adaptée, mais surtout sur l’autonomie. Pour lui, l’agriculture est « la seule arme efficace pour la population dans cette période post-conflit ». Il met en garde contre la dépendance exclusive aux aides humanitaires, plaidant pour un renforcement des capacités locales.

L’organisation PDEH renseigne que l’objectif de ces assises est de doter les agriculteurs des techniques pour améliorer leur résilience, notamment face aux aléas climatiques, et garantir la durabilité de leur production alimentaire tout au long du projet, qui s’étendra sur neuf mois, du 10 juillet 2025 au 9 mars 2026.

En formant ces communautés aux techniques agricoles durables, l’organisation humanitaire PDEH et ses partenaires espèrent jeter les bases d’une sécurité alimentaire pérenne, transformant les victimes des conflits en acteurs de leur propre survie et développement dans cette région longtemps meurtrie par la guerre.
Redaction