Sur initiative de l’organisation internationale ActionAid dans le cadre de la plateforme African Women Voices for Peace, la Fondation BiEsther FoBE a reçu dans ses locaux les représentants d’une trentaine d’organisations féminines et d’associations des jeunes présentes à Goma ce 06 Aôut 2026. Ces derniers se sont joints, en ligne, à une équipe d’ActionAid à Nairobi.
Au menu, toutes les organisations partageaient leur expérience et la façon dont elles étaient impactées par la guerre qui sévit à l’Est de la RDC. Pour certaines organisations présentes, l’impact va au-delà de la guerre. Parmi ces témoignages et partagés d’expérience, certains ont retenu notre attention.

C’est le cas de celui de Madame Julie Mungo Batende de l’AFOBI, sensibilisatrice et membre d’une organisation de lutte contre les violences sexuelles. Pour elle, le manque de prise en charge des femmes violées depuis un moment joue en défaveur de celles-ci.
« J’ai un groupe des femmes victimes des violences sexuelles. Les femmes du groupe que je dirige ont été violées quand elles allaient soit au champ, soit puiser de l’eau. Et, pour la plus part d’entre elles, elles ont eu des fistules. Malheureusement, en orientant ces femmes dans des structures de santé, nous avons été informés qu’il n’y avait aucune prise en charge. Aujourd’hui, ces femmes souffrent. Il n’y a aucun soutien et aucun accompagnement… » a dit Madame Julie.
Les jeunes n’étaient pas restés sans parler de leur situation pendant ce temps. Pour certains, le manque d’opportunité après les études couplé à une situation sécuritaire délétère réunissait tous les ingrédients pour développer qu’ils développent un mécanisme de subsistance.

C’est comme Madame Sarah L., une jeune fille qui, après ses études, a réuni les autres pour créer un groupe de service traiteur.
« Apres avoir fini les études, nous nous sommes rendus compte que les opportunités d’emplois étaient verrouillées et sur la situation que nous traversions ne nous permettait pas de percer. C’est ainsi que nous nous sommes convenus, avec d’autres jeunes filles et garçons, de créer quelque chose qui nous permettrait de survivre. C’est ainsi qu’avec 7 filles et 5 garçons nous avons créé notre groupe service traiteur. Nous sommes très actifs dans des cérémonies et cela nous permet de subsister. Nous espérons qu’au retour de la paix, avec notre expérience nous formerons d’autres jeunes à l’autoprise en charge. » dit-elle.

Pour la Fondation BiEsther qui a accueilli les assises en son sein, une séance pareille est un moment de réconfort pour toutes les structures qui se battent pour le retour de la paix. Celle-ci encourage toutes les structures de poursuivre leur œuvre afin d’amener la communauté à résister pendant cette période difficile.
Stoïcien Sky Lwembo.