Lukoo Mwinda Serge, cadre du parti politique Debout la Patrie, n’a pas mâché ses mots en s’adressant à Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC). Dans une déclaration récente, il a qualifié Kamerhe de « grand illusionniste de la politique congolaise », dénonçant un parcours politique marqué par la duplicité et le manque de sincérité envers le peuple.

Selon Lukoo Mwinda, Vital Kamerhe se présente depuis longtemps comme un sauveur de la nation, usant de beaux discours pour masquer une stratégie avant tout centrée sur ses intérêts personnels.

« Derrière ses beaux discours, il n’a construit qu’un empire d’illusions », affirme-t-il catégoriquement.

Ce cadre du parti Debout la Patrie décrit une personnalité politique double, jouant un rôle de patriote en public, tandis qu’en coulisses, il serait complice des mêmes forces qu’il prétend combattre.

Lukoo Mwinda Sergé, cadre du parti Debout la Patrie

« Un véritable caméléon politique, changeant de couleur à chaque saison, mais dont la seule constante reste la survie personnelle, quel qu’en soit le prix pour le peuple », explique-t-il.

L’exemple emblématique de cette illusion, selon Mwinda, est le projet des « 100 jours ». Cette initiative, très médiatisée à son lancement, a laissé un goût amer à de nombreux Congolais.

« Des millions de dollars engloutis, des routes promises mais jamais livrées, une désillusion nationale », souligne le cadre.

Il accuse Vital Kamerhe d’avoir détourné l’argent public au profit de ses jeux de pouvoir, transformant des ressources nationales en cartes dans un jeu personnel. Par cette critique, Lukoo Mwinda met en lumière non seulement le gaspillage financier mais aussi le profond impact sur la confiance des citoyens dans leurs dirigeants.

Au-delà des questions financières, Lukoo Mwinda s’insurge contre des alliances « troubles » que Vital Kamerhe aurait nouées, parfois même avec ceux qui détruisent le pays. Ces compromissions participeraient à affaiblir les fondations mêmes de la République.

« Comment un tel homme peut-il encore présider une institution aussi sacrée que l’Assemblée nationale ? », interroge-t-il avec force.

Pour lui, maintenir Kamerhe à ce poste, qui incarne aux yeux de nombreux Congolais la représentation populaire, constitue une insulte grave au peuple.

«Kamerhe n’est pas un bâtisseur, mais l’un des fossoyeurs de la République. Un criminel du destin du peuple, coupable d’avoir étouffé les espoirs de millions de Congolais, notamment des jeunes », martèle-t-il.

Lukoo Mwinda Serge, Cadre du Parti Debout la Patrie

Ce discours traduit une grande urgence ressentie par ce cadre politique, qui appelle non seulement à la démission, mais à l’éviction immédiate de Vital Kamerhe du perchoir parlementaire.  

« Son départ n’est pas une option, mais une nécessité et une urgence », insiste Lukoo Mwinda, soulignant que cette mesure est indispensable pour restaurer la dignité et la crédibilité des institutions.

Il invite les élus du peuple à jouer pleinement leur rôle en extirpant celui qu’il qualifie d’« hypocrite soufflant le chaud et le froid » et d’une menace pour la stabilité institutionnelle.

Le représentant de Debout la Patrie conclut par un appel vibrant à la responsabilité collective et à la vigilance citoyenne :

« Le peuple a confiance à vous ! Laisser des hommes souillés incarner nos institutions, c’est les désacraliser. Le Congo mérite des bâtisseurs, pas des illusionnistes. Il est temps de tourner la page de l’hypocrisie. »

Cette prise de position crue illustre les nombreuses critiques adressées à Vital Kamerhe dans le contexte politique actuel de la RDC, marqué par des attentes élevées pour un changement profond et une gouvernance transparente. Le pays, confronté à des défis majeurs, notamment en matière de développement, de lutte contre la corruption et d’institutions démocratiques, semble à un moment charnière où la confiance doit être renouvelée.

La Rédaction