La crise économique qui secoue la ville de Goma n’épargne personne, pas même les modestes vendeurs d’eau à vélo. Autrefois essentiels pour ravitailler les ménages, ils font aujourd’hui face à une réalité brutale contre leurs familles ; un manque criant de clients.

La baisse du pouvoir d’achat dans la ville touristique a contraint de nombreuses familles à se priver de ce service, préférant se débrouiller par leurs propres moyens pour accéder à l’eau à moindre coût que celle sur vélo. Pour survivre, certains vendeurs sont forcés de brader leurs prix. Un vélo chargé de six bidons, qui se vendait auparavant jusqu’à 3 000 francs congolais, ne trouve preneur qu’à 2 000 francs aujourd’hui, et encore. Cette chute des revenus plonge ces travailleurs dans une précarité extrême.

Face à cette situation désespérée, de nombreux vendeurs sont contraints d’abandonner leur métier. Kaza Ngufu, qui exerce cette activité depuis plus de 10 ans, et Kambale Jeans de Dieu, qui a deux ans d’expérience, envisagent tous deux une reconversion forcée. Ils confient être prêts à faire de la manutention ou de la lessive pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Les conséquences de cette crise sont au nord-kivu et précisément dans la ville de Goma. Comme le soulignent ces deux pères de famille, les conditions de vie sont devenues insupportables dans leurs foyers. Pour beaucoup, l’année scolaire 2025-2026 est compromise, leurs enfants ne pouvant plus fréquenter l’école faute de moyens.

Notons que cette crise démontre la fragilité de ces petits métiers, souvent invisibles mais indispensables à l’économie locale, et la détresse de ceux qui en dépendent pour nourrir leur famille dans un pays comme la RDC où le taux de chômage est très élevé.

 

Rédaction