À l’instar du reste du monde, la ville de Goma a célébré, ce 25 avril 2026, la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. Cette journée, portée par Organisation mondiale de la Santé sous le thème « Accélérer la lutte pour un monde sans paludisme», a été marquée par une mobilisation remarquable dacteurs de la société civile locale.

Au cœur de cette dynamique, sept organisations humanitaires se sont unies pour poser des actions concrètes et visibles. Parmi elles, la Fondation BiEsther FoBE Asbl, Fudei (Femmes Unies pour le Développement Intégral et Endogène), Rise Up, Women Today, CAPME Asbl et l’AGNK (Association des Guides du Nord-Kivu) ont investi le rond-point Signers, en plein centre-ville. Leur objectif était de sensibiliser la population tout en montrant, par des gestes simples mais significatifs, que la lutte contre le paludisme commence par l’assainissement de l’environnement.

Sur place, les membres de ces organisations ont procédé au ramassage des immondices, à l’évacuation des déchets et à la plantation d’arbres, rendant cet espace public en un lieu plus propre et sain. Au-delà de l’aspect symbolique, ces activités ont permis de réduire les zones propices à la prolifération des moustiques, principaux vecteurs du paludisme.

Cette action collective a également servi de cadre d’échange avec les passants, nombreux à s’arrêter pour écouter les messages de sensibilisation. Les volontaires ont insisté sur l’importance des gestes quotidiens : éviter les eaux stagnantes, maintenir un environnement propre, utiliser des moustiquaires imprégnées et consulter rapidement en cas de symptômes.

Pour Madame Zaina Chaupanga Mignonne, Directrice de la Fondation BiEsther, la lutte contre le paludisme ne peut être efficace sans l’implication de toute la communauté.

« Chaque geste compte. Même les actions les plus modestes peuvent contribuer à sauver des vies », a-t-elle souligné.

Elle a également rappelé que le paludisme demeure l’une des principales causes de mortalité dans la région, avec des conséquences humaines et économiques considérables pour les familles.

Selon elle, cette initiative n’est qu’un point de départ. La Fondation BiEsther entend poursuivre ses efforts à travers une série d’activités similaires, en collaboration avec d’autres structures locales, afin de renforcer la prévention non seulement contre le paludisme, mais aussi contre d’autres maladies liées à l’insalubrité.

Cette mobilisation conjointe illustre la force du travail en synergie que prône toujours la Fondation BiEsther dans ses actions.

En mutualisant leurs efforts, ces organisations ont atteint un public plus large et maximisé l’impact de leur message. Leur collaboration est une preuve tangible du rôle crucial que jouent les organisations féminines dans la promotion de la santé communautaire, celles-ci étant particulièrement actives sur le terrain et proches des réalités quotidiennes des populations.

Au-delà des discours, des actions concrètes et coordonnées peuvent faire la différence. Face à un fléau comme le paludisme, souvent qualifié de « tueur silencieux », l’engagement collectif reste l’arme la plus efficace pour espérer un avenir sans cette maladie évitable.

Stoïcien Sky Lwembo

By Équipe