C’est la première semaine de mise en œuvre des acquis du renforcement des capacités techniques des journalistes congolais à Kinshasa, en vue de sauver la vie des enfants face aux conflits armés en République Démocratique du Congo vu les cas de violation de leurs droits. Les journalistes formés sont demandés à contribuer aux efforts de paix qui découragent l’utilisation de ces dernies dans des conflits armés.

Après cinq jours de formation, une vingtaine des journalistes congolais aux côtés de quelques agents des services de sécurité de la République Démocratique du Congo vont maintenant travailler pour le bien de l’enfant en dénonçant son recrutement et son utilisation dans ces conflits armés que connaisse leur pays.

Au travers l’apport technique de l’organisation Institut Dallaire, ces femmes et hommes des médias ont appris que leurs productions radiophoniques doivent prendre en compte l’aspect humain en mettant l’enfant au centre de leur travail en l’épargnant de ces maux qui guettent sa vie et son avenir au regard de la situation socio-sécuritaire au Congo Kinshasa. Et, ainsi susciter un engagement communautaire pour protéger ces enfants associés aux groupes des porteurs d’armes.

Faisant face à un enfant ayant été associé au recrutement ou utilisation dans un conflit armé comme celui de la République Démocratique du Congo, un des facilitateurs Papy Kaliobo de l’Institut Dallaire a fait savoir aux journalistes

qu’il est possible qu’un tel enfant puisse manifester des troubles de stress post traumatique, et d’ajouter que, le journaliste dans son approche de travail devra s’efforcer à connaitre l’état de santé mentale de cet enfant exposé à ce stress psychologique de ce qu’il a subi ou ayant fait dans sa captivité.

La question du recrutement et utilisation des enfants dans les conflits étant sensible pour les communautés vivant partout en République Démocratique du Congo, ces journalistes formés ont profité du partage d’expérience en la matière avec Prince Murhula de l’organisation Journaliste des Droits humains (JHR) sur la question d’informer sur base du factuel. Il a expliqué comment 

« il est nécessaire de bien vérifier les faits pertinents autour de la vie de l’enfant utilisé dans les conflits en ayant des sources crédibles, et un traitement des informations avec rigueur tout en sachant que le conflit étant inévitable dans la vie des communautés, les réalisations des journalistes congolais devront produire des résultats sociaux constructifs après avoir examiné avec discernement les causes pour décourager l’utilisation des enfants dans ces conflits ».

Prince Murhula a insisté sur le rôle des journalistes qui doivent maintenant travailler en utilisant un langage limpide qui respecte les droits humains afin de déboucher à des pistes de solution durable qui défavorisent le recrutement et l’utilisation des enfants dans les conflits, a-t-il indiqué.

Freddy Bikumbi

By Équipe